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justice
Elle vole plus de 15 000 € à une personne handicapée dont elle s’occupe

Par Agathe Mathieu      19 septembre 2019 à 16h35
Une femme de 48 ans était jugée hier devant le tribunal correctionnel de Marigot pour escroquerie faite au préjudice d’une personne vulnérable. Elle a été condamnée à 12 mois de prison dont 6 avec sursis.
Ils étaient quatre de la famille à avoir fait le déplacement pour le jugement de Bernice P. Le père de famille, deux filles et un fils, pour représenter leur mère aujourd’hui décédée, victime d’une escroquerie d’octobre 2017 à octobre 2018. En fauteuil roulant, la victime était aidée par son mari et ses enfants au quotidien. Mais la famille avait également fait appel à une cousine et voisine, Bernice .P., locataire d’un appartement qu’ils louaient, pour prendre le relais lorsqu’aucun membre de la famille ne pouvait être présent.

Un jour, le fils de la victime, qui gérait en partie le compte bancaire de sa mère, se rend compte qu’il ne reçoit aucun relevé de compte. Après avoir contacté la banque, il s’aperçoit que les relevés sont envoyés sur l’adresse email de la voisine qui s’occupe de sa mère. Il les redirige vers sa boîte mail et réalise que des virements ont été réalisés vers deux comptes extérieurs. L’enquête de gendarmerie révèle que l’un appartient à la voisine, et l’autre au mari de celle-ci. Au total, pendant un an 10 250 € ont été virés sur le premier compte, et 4 900 euros sur le deuxième.

A la barre du tribunal, la prévenue explique que la victime lui avait demandé de gérer ses comptes et de recevoir les relevés «pour les cacher à ses enfants et son mari». «Elle était présente quand je transférais l’argent», assure-t-elle, soutenant que les virements effectués correspondaient à l’argent que la victime lui devait pour les services rendus. «On avait convenu d’un salaire de 900 euros mais elle ne me versait que 275 euros et me disait de prendre le solde sur son compte», soutient-elle. «Les virements correspondent pourtant à bien plus que 625 euros chaque mois», lui fait remarquer le tribunal. Pour la prévenue, elle se versait cet argent car elle «avait travaillé dur». En revanche, pour justifier l’argent versé sur le compte de son mari, «je n’ai pas d’excuse pour ça», reconnaît-elle.

Entendue par les enquêteurs avant sa mort, la victime avait assuré qu’elle n’avait jamais donné son autorisation pour faire ces virements. Ce qu’ont confirmé ses enfants devant le tribunal, expliquant que c’était eux qui géraient les finances de leur mère jusqu’à ce qu’ils découvrent que B.P. le faisait à leur place sans leur consentement.

Réquisitions et verdict


«Dans cette affaire qui paraît compliquée mais qui finalement est presque classique», le vice-procureur a estimé que la prévenue n’avait «pas d’explication logique» pour justifier ses actes et qu’elle avait «profité de la faiblesse de la victime en situation de handicap». Il a ainsi requis contre elle 12 mois de prison avec sursis.
Après délibérations, le tribunal a condamné la prévenue à 12 mois de prison dont 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant 2 ans. Elle a également été condamnée à une interdiction d’exercer une activité en lien avec des personnes en situation de handicap pendant 5 ans. Enfin, elle aura l’obligation d’indemniser la victime. L’affaire a été renvoyée sur intérêts civils au mois de novembre.

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