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La Collectivité fait le bilan 2 ans après Irma

Par Agathe Mathieu      06 septembre 2019 à 18h58
Vendredi dernier, à la date anniversaire des 2 ans du passage d’Irma, le président de la Collectivité a réuni ses vice-présidents pour faire le bilan des politiques publiques initiées par la Collectivité. L’occasion de renouveler son appel à l’Etat.
Deux ans jour pour jour après le passage d’Irma, l’heure était au bilan à l’hôtel de la Collectivité. Entouré de ses vice-présidents, le président de la Collectivité Daniel Gibbs a souhaité faire « un point d’étape de la reconstruction » auprès de la presse. Evoquer la situation du territoire deux ans après « suscite en moi des sentiments contrastés », a reconnu le président. « Dois-je rappeler l’ampleur des destructions ? Au risque de ressasser notre martyre et de donner l’impression de se complaire dans ce statut de victime ? Dois-je, à l’inverse, cesser d’en parler ? Au risque de faire croire que tout est réparé, que tout est rétabli, que tout est oublié ? », s’est-il interrogé. « Non, je refuse cette vision révisionniste ». Condamnant l’idée selon laquelle « Irma serait révélateur de nos insuffisances », le président a souhaité rappeler que le cyclone avait représenté l’équivalent d’un exode de 12 millions de personnes à l’échelle nationale et des destructions de 2,2 milliards d’euros.

Daniel Gibbs a fait le bilan des chantiers, notamment celui des établissements scolaires pour un montant de 14 millions d’euros avec des réalisations parmi lesquelles « le confortement parasismique du lycée de Marigot, l’installation de la fibre optique dans les écoles, la rénovation des cantines scolaires ». Il a également mentionné les chantiers de reconstruction des infrastructures publiques et ceux à venir. La Collectivité a prévu d’investir 120 millions d’euros cette année en équipements structurels.

Tensions sociales


Pour Daniel Gibbs, « l’épisode du PPRN a attisé les tensions sociétales sous-jacentes » :
« 2 ans après Irma, un ouragan social nous menace tous (…) Si la voix du peuple et de ses représentants reste dédaignée, nous risquons d’être tous perdants ». S’il est pour une révision du PPRN, le président condamne la manière dont cela est fait. « Les Saint-Martinois ont le droit de dire comment ils veulent vivre sur leur terre, et surtout d’être entendus ».

En mentionnant le renforcement de services « stratégiques » de la Collectivité, notamment celui de l’Urbanisme, le président s’est insurgé contre les propos du nouveau procureur de la République de Basse-Terre lors de l’Etat major de sécurité qui s’est tenu la semaine dernière. « Je ne laisserai pas dire que l’Etat se substitue à la Collectivité en matière d’urbanisme ; C’est bien méconnaître la libre administration des collectivités locales, y compris outre-mer. J’appelle de mes vœux un Etat conseiller et non un Etat seulement accusateur ». Le 4ème vice-président Steven Patrick en a profité pour prendre la parole et « dénoncer fortement les propos du procureur ». Selon lui, plus de 680 constats d’urbanisme ont été dressés, « on ne fait simplement pas les choses de la façon dont l’Etat voudrait qu’on les fasse », ne répondant pas pour autant à l’accusation du procureur qui avait expliqué ne plus recevoir depuis quelques temps de procès verbaux de la part des agents de l’urbanisme.

Les revendications de la Collectivité


Le président en a appelé à la « solidarité nationale », une « nécessité vitale ». Face aux « contradictions de l’Etat » et aux « écarts (du territoire) par rapport à la situation métropolitaine », Daniel Gibbs a indiqué vouloir, en premier lieu, « surmonter les entraves bureaucratiques », regrettant que « le temps politique ne soit pas toujours le temps administratif ». « Nous avons fait remonter 33,2 millions de factures et nous n’avons eu que 11,9 millions de remboursement de l’Etat », a-t-il indiqué à propos du Fonds de solidarité de l’Union européenne. Rappelant l’annonce d’Emmanuel Macron le 12 septembre 2017 qui s’était engagé à ce que « Saint-Martin renaisse », Daniel Gibbs n’a pas manqué de souligner qu’il manquait toujours les 50 millions d’euros promis par l’Etat dans le cadre de l’avenant au protocole du 6 novembre 2017.

« Les Saint-Martinois doivent bénéficier, comme tous les autres citoyens français, des politiques publiques mises à disposition de tous les Territoires français… », a-t-il ajouté, faisant référence aux 57,1 milliards d’euros du Grand Plan d’Investissement, au programme Action Cœur de Ville ou encore à la dématérialisation du RSA.

« Je suis demandeur d’un partenariat étroit, durable et loyal avec l’Etat », a-t-il ajouté. Daniel Gibbs a exprimé sa volonté de s’inscrire dans la stratégie « 5.0 Outre-mer ». Pour réussir le défi du « 0 exclusion », le président a estimé essentiel de « sensibiliser l’Etat au taux de non-recours aux prestations sociales à Saint-Martin par manque d’information et absence d’accompagnement », notamment l’ASPA (Allocation solidarité aux personnes agées) et la prime d’activité, pour que « les Saint-Martinois bénéficient pleinement de ces deux prestations ». Pour le défi « O carbone », « un accompagnement financier de l’Etat serait nécessaire durant la période transitoire » vers les énergies renouvelables, a observé le président de la Collectivité. Il a estimé que le financement d’un appui à l’accélération des projets de développement durable serait également important pour tendre vers le « 0 déchet ». Enfin, selon lui le défi « 0 polluant » passera en partie par « la nécessité d’accélérer le renouvellement des canalisations d’eau potable » et résoudre la crise des bromates.

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